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Chiffres clés

L'Oréal et l'UNESCO c'est :

Plus de 20 ans d'action commune pour les femmes et la science

102 lauréates récompensées, 3 000 chercheuses soutenues dans 117 pays

3 prix Nobel

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Pour les Femmes et la Science, 20 ans après : le combat continue, cette fois avec l’appui des hommes

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Face aux défis sans précédents auxquels elle est confrontée, l’humanité n’a jamais eu autant besoin de la science. Et la science besoin des femmes. À l’occasion du 20ème anniversaire du programme Pour les Femmes et la Science, Alexandra Palt, Directrice Générale en charge de la RSE et Directrice Générale de la Fondation L’Oréal, nous dit comment la Fondation L’Oréal va continuer ce combat engagé depuis 20 ans avec l’UNESCO pour promouvoir les femmes dans la science.

Alexandrapalt

Un programme qui fait bouger les lignes : retour sur les actions menées depuis 20 ans

20 ans, 102 lauréates, 3 022 bourses, 117 pays 

Pour les Femmes et la Science est un programme de soutien, d’accompagnement et de promotion des femmes dans la science, créé par L’Oréal en 1998 en partenariat avec l’UNESCO. Il agit à toutes les étapes qui jalonnent la carrière des scientifiques : sensibilisation dans les lycées, bourses pour les jeunes chercheuses prometteuses, coaching pour le début de la vie active, reconnaissance des scientifiques émérites dont les travaux contribuent aux grandes avancées scientifiques (voir le site de la Fondation L’Oréal). « Nous valorisons l’excellence et mettons sur le devant de la scène des modèles de femmes scientifiques » explique Alexandra Palt.

Depuis 20 ans, L’Oréal et l’UNESCO ont au total soutenu plus de 3 100 chercheuses, en récompensant 102 lauréates et en soutenant 3 022 jeunes chercheuses prometteuses par des bourses doctorales et post-doctorales, le tout dans 117 pays. « Pour célébrer cet anniversaire, une campagne de communication de grande envergure va être déployée dans les principaux aéroports du monde dès le mois de mars, afin de mettre en lumière les cinq lauréates de 2018* : Paris Charles de Gaulle, mais aussi les aéroports de New York, Sao Paulo, Heathrow, Beijing, Dubaï ou encore Johannesburg. L’objectif est double : offrir à ces femmes exceptionnelles la visibilité qu’elles méritent, et permettre aussi de sensibiliser l’opinion publique à la question des femmes dans la science. »

« Il faut continuer le combat »

Malgré tout, à l’heure du bilan, la Directrice Générale de la Fondation L’Oréal se montre lucide. « Nous sommes encore loin d’une représentation équilibrée du genre féminin dans la science. Un immense travail reste à faire. » Pour celle qui travaille depuis 25 ans sur les questions d’égalité hommes-femmes, les chiffres concernant la place des femmes dans la recherche scientifique restent trop faibles : « Seulement 11 % des hautes fonctions académiques sont exercées par des femmes dans l’Union européenne et seulement 3% des prix Nobels scientifiques ont été attribués à des femmes. Il faut continuer le combat. »

Un enjeu pour la qualité des recherches

Le combat dont parle Alexandra Palt n’est pas seulement une histoire de parité : il en va de l’avenir de la science. « De la proportion de femmes scientifiques dépend la qualité des recherches » insiste-t-elle. Il a en effet été démontré que l’absence de femmes dans les équipes de recherche a un impact sur leur productivité et qu’à l’inverse, davantage d’innovation émerge dans les équipes diversifiées. L’absence de parité peut même s’avérer dangereuse. Elle évoque notamment la représentativité dans le traitement des maladies, parfois biaisé car n’incluant pas de regard féminin. Ou encore, les possibles discriminations sexistes dans le développement de l’intelligence artificielle, qui est essentiellement conçue aujourd’hui par des hommes. « Des études montrent que les banques d’images associent les femmes aux tâches domestiques et les hommes au sport, et que le logiciel de reconnaissance d’image ne se contente pas de reproduire ces préjugés : il les amplifie. Voilà pourquoi il est vital que les nouvelles technologies qui vont de plus en plus modeler notre monde soient conçues par des hommes et par des femmes », indique Alexandra Palt.

Impliquer les hommes pour changer la culture organisationnelle

Face à ce constat, le programme Pour les Femmes et la Science veut désormais faire évoluer la structure et les modèles d’organisation des institutions scientifiques. Pour cela, il convient de s’adresser à ceux-là mêmes qui dirigent ces institutions : les hommes.

« Nous souhaitons mobiliser des hommes occupant des postes scientifiques à responsabilité afin qu’ils s’engagent pro-activement pour la lutte contre le plafond de verre et les discriminations, et pour plus de présence féminine dans la science. »

Favoriser l’émulation collective

Concrètement, cette nouvelle initiative, baptisée « Les hommes s’engagent pour les femmes en science », a été lancée à l’occasion de la 20e cérémonie du prix L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la Science. Vingt-cinq hommes de science de premier plan (les découvrir sur le site de la Fondation) ont déjà signé une « charte d’engagements » portant sur les accès aux financements, le recrutement et la production, la culture de l’institution, etc. Alexandra Palt envisage également des réunions pour partager les bonnes pratiques et les initiatives au niveau international. « Il s’agit d’une démarche de volontariat auprès d’hommes scientifiques sensibilisés à ces problématiques. Le but est d’encourager, de collaborer, de donner envie et de créer de l’émulation. » Et quand on lui demande pourquoi ne pas avoir impliqué les hommes avant, elle répond : « Il y a eu toute une période durant laquelle on a pensé que l’équilibre femmes-hommes allait se faire naturellement, que c’était le sens de l’histoire. Mais s’il y a bien une chose que nous avons appris, c’est que rien n’est jamais acquis d’avance ! » Un prochain rendez-vous est fixé dans deux ans, pour mesurer l’impact de cette initiative et faire un état des lieux de la place des femmes en science.

L’odyssée scientifique : un long chemin à parcourir

Les mentalités ne changent pas du jour au lendemain. Aux prémices du programme en 1998, Alexandra Palt rappelle que les femmes étaient quasiment absentes de la sphère publique. Si la situation a évolué favorablement en politique ou dans le monde de l’entreprise, le secteur scientifique est encore rétif au changement. Cela se traduit notamment par des discriminations systémiques. Elle s’explique : « prenez par exemple le congé maternité : cela pénalise les femmes car le milieu scientifique est très compétitif : peu de financements disponibles, il faut publier en continu. Quand on arrête de publier pendant 6 mois, on est vite sur la touche ! » C’est la manière même dont le système fonctionne qui exclue de fait les femmes. Face à cela, la réponse est donc claire : impliquer hommes et femmes pour qu’ils deviennent acteurs et actrices de ces changements.

Et Alexandra Palt de conclure : « Dans un monde où l’intelligence artificielle dominera notre vie dans tous les domaines, est-ce que l’on peut vraiment se permettre de ne pas prendre en compte le point de vue de la moitié de la planète ?  De façon générale chaque femme, pas seulement les scientifiques, doit pouvoir revendiquer et occuper sa juste place dans nos sociétés. »

 

*  Focus sur la contribution scientifique des 5 lauréates de 2018 :

 

  • Professeur Heather Zar. Elle a quitté l’Afrique du Sud pendant l’apartheid pour revenir lorsque Nelson Mandela est élu président. Elle a mis en place un programme de recherche de pointe sur la pneumonie, la tuberculose et l’asthme, sauvant la vie de nombreux enfants.

 

  • Professeur Meemann Chang. Elle a mené en Chine des travaux précurseurs sur les fossiles, qui ont fait lumière sur la façon dont les vertébrés aquatiques se sont adaptés pour vivre sur la terre ferme.

 

  • Professeur Dame Caroline Dean. Cette biologiste moléculaire britannique étudie l’adaptation des plantes au changement climatique, ouvrant la voie à de nouvelles techniques d’amélioration des cultures.

 

  • Professeur Amy T. Austin. Établie en Argentine, elle approfondit la compréhension de l’écologie des systèmes terrestres dans les paysages naturels et dans ceux modifiés par l’Homme.

 

  • Professeur Janet Rossant. Cette biologiste du développement canadienne étudie le processus de formation des tissus et des organes pendant le développement des embryons.

Personnes-clés

Jean-Paul Agon

Président Directeur Général

Alexandra Palt

Directrice de la Responsabilité Sociétale et Environnementale chez L'Oréal

Audrey Azoulay

Directrice générale de l’UNESCO

Dans un monde où l’intelligence artificielle dominera notre vie dans tous les domaines, est-ce que l’on peut vraiment se permettre de ne pas prendre en compte le point de vue de la moitié de la planète ?
_ Alexandra Palt, Directrice Générale en charge de la RSE et Directrice Générale de la Fondation L’Oréal

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